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| History | |
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| La Société francophone de Victoria | |
| Le Club Canadien-français de la Colombie-Britannique Le Club Canadien-français de Victoria La Société francophone de Victoria L'Echo de la Colombie, Le Phare, Le Réverbère, le Réverbère...éclairé, Le Réverbère |
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| Histoire de la création de Victoria | |
| Les Canadiens-français et la Construction du Fort Victoria La Ruée vers l'or et les francophones L'Exode des Français de la Californie vers la Colombie-Britannique Présence religieuse francophone à Victoria La fondation de la Paroisse Saint-Jean Baptiste L'Ecole Victor-Brodeur Hommage aux fondateurs et pionniers |
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| Le Club canadien-français de la Colombie-britannique | |
Le 21 avril 1941 six Canadiens-français se réunirent chez M. Joseph Tremblay au 730, avenue Princess à Victoria et décidèrent de former une association qu'ils nommèrent «Club Canadien-français de la Colombie-Britannique» . M. Tremblay exprima le but du club: S'efforcer de retrouver les Canadiens-français de la Colombie-anglaise; les réunir, les grouper; favoriser les rencontres, développer le "culte" de la langue française; aider les membres dans toute la mesure du possible. En plus du recrutement il fallait trouver un foyer pour le club. En attendant, les réunions se tenaient un peu partout. Le Club se réunissait dans des maisons privées, dans des salles louées à la bibliothèque de l’Évêché et même, l’été, en plein air dans les jardins de Loretto Hall. Comme c'était l’époque de la deuxième guerre mondiale, de nombreux militaires du Québec venaient suivre leur entraînement à Victoria et à Esquimalt; le club s’est donc penché sur leur sort et organisa des pique-niques, des rencontres pour les aider à vaincre l’ennui en terre “étrangère”. À une réunion du club en septembre 1942, on annonça l’arrivée prochaine de 16,000 soldats de l’Est, la tâche de divertir une telle affluence était de taille. Le 24 juin 1945, le premier congrès de langue française en Colombie-Britannique tint ses assises à Victoria. À cette occasion les Canadiens-français de la Colombie-Britannique adoptèrent le "principe d’une Fédération des groupes organisés de Canadiens-français de la Colombie-Britannique ". Comme les francophones de Victoria avaient une charte provinciale, les participants au congrès de la fondation de la Fédération des francophones de la C.-B. tenu les 2 et 3 septembre 1945 demandèrent aux membres francophones du Club de Victoria de leur céder leur charte. Victoria acquiesça à la demande le 27 août 1946 et adopta le nom Le Cercle Canadien-français de Victoria. Quatre ans plus tard, en 1950, la Fédération remit à Victoria sa charte et les francophones de la capitale reprirent le nom antérieur soit le Club Canadien-français de la Colombie-Britannique Enregistré. En 1957, le Club acheta la propriété de l’église anglicane au 301 Richmond où il tint ses réunions. Par la suite le Club loua des locaux à différents endroits de Victoria: rue Hérald, avenue Pandora, rues Bay et Douglas, à L’École Victor- Brodeur, avenue Constance, de nouveau à L’École Brodeur et enfin rue Yates en 1999. |
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| Le Club canadien-français de Victoria | |
La décennie 1970-80 débuta par un changement de nom, le Club devint Le Club Canadien-français de Victoria le 8 septembre 1970. Ce fut le commencement d’une nouvelle ère, celle des subventions du Secrétariat d’État à Ottawa. Les subventions d’Ottawa vont en effet permettre aux Canadiens-français de s’épanouir dans l’Ile de Vancouver. La vie française se développe. On crée le Centre socio-culturel; on fait de l’animation régionale et on embauche des animateurs et animatrices. De plus en plus d’artistes du Québec, des Prairies, de Vancouver et de Maillardville viennent se produire à Victoria. Pendant ce temps, les Canadiens-français de la capitale organisent chorale, troupe de théâtre, café, comité d’artisanat, art culinaire, programme de télévision, comité historique, bulletin et bien d’autres activités. |
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| La Société francophone de Victoria | |
| En 1982, le club change de nom une autre fois: il devient La Société francophone de Victoria. L'année 1994 est une année historique pour les associations francophones au Canada. L'Entente Canada-communauté permet en effet aux associations de recevoir des subventions de Patrimoine Canada et de se développer davantage. En 1998 la Société francophone de Victoria en partenariat avec Educacentre et le ministère du Développement des ressources humaines Canada a ouvert un Centre d'accueil et de services à l'emploi pour les francophones de la capitale. Depuis 2003, la Société francophone opère seule le Centre d'accueil et de services à l'emploi. La Société francophone de Victoria continue à se développer de façon remarquable et grandit chaque année. |
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| L'Echo de la Colombie, Le phare, Le Réverbère...éclairé et le Réverbère | |
| Toute communauté et association a besoin d’un organe de communication: le Club Canadien-français de Victoria ne fit pas exception. C’est en 1964, que le Club jugea nécessaire de fonder L’Écho de la Colombie qui fut en quelque sorte le porte-parole du Club Canadien-français dans ses revendications. Porté disparu en 1966, le vaillant petit bulletin réapparut en février 1967 et fut publié pour la dernière fois en octobre 1968. En avril 1974, ce fut nouvelle résurrection temporaire. Le dernier numéro – le cinquième – sortit de presse en février 1976. Toutes ces publications et leurs responsables ont tracé le chemin du Phare qui peut se glorifier de prédécesseurs aussi tenaces et aussi dévoués. La publication du Phare débuta au milieu des années 80. Son nom fut changé en 1990 pour Le Réverbère. En 1997, ce bulletin prit la forme d'une revue contenant de nombreux articles et rubriques et devint Le Réverbère …éclairé. Cette publication demeure le principal porte-parole des francophones et francophiles de Victoria. |
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| Les canadien-français et la construction du Fort Victoria | |
La Compagnie de la Baie d'Hudson cherchait un site pour un poste de traite des fourrures dans un endroit qui serait sous le contrôle de l'Empire britannique. L'incertitude dans la démarcation de la frontière était une source d'inquiétude pour les gouverneurs de la Compagnie de la Baie d'Hudson. James Douglas, Chef traiteur, eut la mission d'explorer certains endroits de l'île. Il remarqua particulièrement cette pointe de terre et il écrivit à son chef: "L'endroit semble être un vrai paradis". Ainsi, en 1843, La Compagnie de la Baie d'Hudson y construisit le Fort Victoria, qui devait donner naissance à notre ville. Une quinzaine de Canadiens-français faisaient partie de l'équipe des ouvriers qui travaillèrent à la construction du Fort. Etant sous la domination anglaise, il est compréhensible que les autorités étaient de langue anglaise, mais il faut reconnaître que plusieurs de ces anglophones étaient bilingues. Les contrats des employés francophones étaient rédigés en français; les formules venaient de Montréal, siège social de la Compagnie de la Baie d'Hudson au Canada. Le quadrilatère occupé par le Fort Victoria était a l'endroit maintenant appelé "Inner Harbour" et se continuait jusqu'au Carré Bastion et de la rue Gouvernement à la rue Fort. Il ne faut pas confondre ce Fort avec l'endroit désigné "Fort Victoria" le long de la route #1, qui est un endroit touristique. En commémoration du Fort Victoria, des briques portant les noms des pionniers furent installées en bordure du trottoir, rue Gouvernement, entre Broad et Carré Bastion. En 1995 l'Association historique francophone de Victoria y ajouta les noms des francophones qui n'avaient pas été inclus. De 1843 à 1858 le Fort Victoria était le siège social de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour la traite des fourrures mais au moment de la ruée vers l'or en 1858, l'endroit se transforma en un centre gouvernemental et commercial." |
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| La ruée vers l'Or et les francophones | |
| En 1854, Joseph Morel, un charretier travaillant pour la Compagnie de la Baie d’Hudson avait observé des grains d’or de la grosseur d’une tête d’épingle dans le confluent du Columbia et de la rivière Pend d’Oreille. Il rapporta une demi-tasse de ce sable noir au poste de traite de Fort Colville. Au printemps suivant quelques Canadiens-français et des Métis avaient installé des culbuteurs à cet endroit et pouvaient réaliser un salaire d’environ trois dollars par jour. Plusieurs remontèrent la rivière Pend d’Oreille et y rapportèrent trois ou quatre onces de ce précieux métal. La ruée vers l’or commençait. Vint ensuite la découverte, en 1856, d’une large pépite d’or, faite par un Indien à la rivière Nicomen. Dès le 25 avril, 450 hommes arrivaient au Fort Victoria à bord du Commodore, alors que la population habituelle du Fort n’était que de 400 personnes. |
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| L'Exode des Français de la Califirnie vers la Colombie-britannique | |
La France était alors en pleine révolution et connaissait des difficultés financières. Ceci explique qu’entre novembre 1849 et avril 1851 quatre mille Français émigrèrent en Californie. On a estimé à 30,000 le nombre des chercheurs d’or qui partirent de San Francisco en route vers la Colombie-Britannique. Tous les moyens de navigation étaient bons et tous devaient s’arrêter à Victoria avant de se rendre à leur destination. |
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| Pésence religieuse francophone à Victoria | |
"Pour répondre aux besoins de la population francophone Monseigneur Modeste Demers, qui était lui-même Canadien-français avait recruté des religieux et religieuses de langue française. Le 14 avril 1858 quatre religieuses de l' Ordre des Soeurs de Sainte-Anne arrivèrent à Victoria. L'expédition de Mgr Demers comprenait en plus des religieuses et de l'auxiliaire laïque, deux prêtres, les abbés Pierre Rondeau et Charles Vary et deux frères Clercs de St-Viateur, les frères Joseph Michaud et Gédéon Thibodeau. |
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| La fondation de la paroisse St-Jean-Baptiste | |
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Dès sa fondation le Club de Victoria avait dépensé ses énergies à regrouper les Canadiens-français de sa ville par les moyens du bord: réunions, divertissements, rencontres. Or le temps était venu de viser plus haut, de penser sérieusement à une paroisse bien à eux, à une paroisse de langue française. Un dicton québécois devenu presque une vérité de dogme disait que la langue était la gardienne de la foi; à Victoria, dans les années cinquante, la foi devenait gardienne de la langue. C’est autour du clocher que désormais les Canadiens-français allaient se rallier pour préserver leur patrimoine culturel et linguistique. |
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| Déjà à sa réunion du 8 octobre 1952 le Club avait décidé d’ouvrir un compte au Perpetual Help Credit Union afin d’y placer les fonds qu’on se proposait de recueillir en attendant d’acheter une église. | ![]() |
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| Le 4 mars 1957, Mgr Hill téléphona à M. O. W. Chrétien pour lui annoncer que Rome avait accordé la permission de créer la nouvelle paroisse française. En fait, le Club Canadien-français de la Colombie-Britannique avait acheté l’église pour la donner au peuple francophone de Victoria. Le premier curé de la paroisse française de la capitale provinciale, le père Clément Lépine, O. F. M. fut présenté à une réunion générale du Club le 29 novembre 1957. Mission accomplie, le Club se fixa d’autres buts et continua ses activités. | |||||||||||||||
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| L'école Victor-Brodeur | |||||||||||||||
| Autant 1957 est une date importante pour la fondation de la paroisse française, autant 1985 en est une autre en ce qui concerne l’école française à Victoria. La nouvelle constitution du Canada donnait aux minorités françaises des droits scolaires dont celles-ci ne jouissaient pas auparavant. Profitant de ces nouveaux droits, on ouvrit en septembre 1979 le programme-cadre de français à l’école élémentaire Uplands; il existait déjà une école française pour les enfants des militaires qui s’appelait l’École Brodeur. C’est alors que le 23 mai 1984, date mémorable dans les annales de la Société Francophone de Victoria, l’honorable Jean-Jacques Blais, ministre de la Défense, parla de la possibilité de regrouper ces deux écoles françaises à Victoria. Le programme-cadre et l’école des militaires se fusionnèrent en L'École Victor-Brodeur, une école française pour la communauté française. | |||||||||||||||
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| Hommage aux fondateurs et aux Pionniers | |||||||||||||||
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Il reste peu de pionniers de 1957 et c’est la raison pour laquelle le comité organisateur des fêtes veut placer l’importance du quarantième anniversaire sur ces membres fondateurs de cette paroisse catholique et française de Victoria. Dans dix ans, au cinquantième, qui sait ?…Ils seront probablement beaucoup moins nombreux. Aujourd’hui, nous voulons souligner leurs contributions et leur ténacité ; à l’occasion de ce 40ième anniversaire nous désirons leur rendre hommage. |
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